Dans la vie, y a des gens froids, des gens chauds, des gens tièdes, des gens bouillants, des gens positifs, des gens grognons, des gens beiges, des gens picotés, des gens qui rient, des gens qui pleurent, des gens timides, des gens qui gagneraient à l’être un peu plus, des gens qui s’affirment haut et fort, des gens qui s’effacent au moindre coup de vent, des gens qui brillent, des gens qui grignotent les gens qui brillent, des gens qui disent ah oui, des gens qui disent ah non, des gens qui pataugent durant toute une vie dans le peut-être, des gens qui en savent toujours un peu trop, des gens qui ont pas de vie, des gens dont on souhaiterait tellement qu'ils s'en trouvent une, des gens dont on souhaiterait tellement qu’ils en aient un p’tit peu moins, des gens… tils, des gens… bons, des gens du pays, des j'en veux encore, des j’en veux tout le temps, des j'en n’aurai jamais assez, des gens qui en ont un p’tit peu trop, des j'en… arrache, des gens avec des coeurs légers, des gens avec des coeurs lourds, des gens avec des cœurs gros qui arrivent jamais à se déverser complètement, qui passent leur vie entière avec un p’tit résidu… comme si un p’tit quequ’chose était resté coincé en d’dans pis les empêchaient de prendre leur envol…
On est juste un peu bizarres.On est tous le bizarre de quelqu'un.C'est vrai ça.Je blaguais.
Ma mère disait...

Bon, sa mère encore...Prends une bonne respiration.L'air est tellement pur ! Bon, à partir d'ici, on laisse parler nos yeux ok? Ok madame.J'aime ça.
Et on va tous titubant devant la nuit des temps
On a tous un cadavre ou deux dans nos garde-robes
Un ange ou des millions dans la paume de nos mains
On est tous des enfants blessés des assoiffés des junkies
Des possédés des tyrans des funambules
Tous des artistes
Et on est tous plus ou moins terroristes
Dans la vie, y a des gens froids, des gens chauds, des gens tièdes, des gens bouillants, des gens positifs, des gens grognons, des gens beiges, des gens picotés, des gens qui rient, des gens qui pleurent, des gens timides, des gens qui gagneraient à l’être un peu plus, des gens qui s’affirment haut et fort, des gens qui s’effacent au moindre coup de vent, des gens qui brillent, des gens qui grignotent les gens qui brillent, des gens qui disent ah oui, des gens qui disent ah non, des gens qui pataugent durant toute une vie dans le peut-être, des gens qui en savent toujours un peu trop, des gens qui ont pas de vie, des gens dont on souhaiterait tellement qu'ils s'en trouvent une, des gens dont on souhaiterait tellement qu’ils en aient un p’tit peu moins, des gens… tils, des gens… bons, des gens du pays, des j'en veux encore, des j’en veux tout le temps, des j'en n’aurai jamais assez, des gens qui en ont un p’tit peu trop, des j'en… arrache, des gens avec des coeurs légers, des gens avec des coeurs lourds, des gens avec des cœurs gros qui arrivent jamais à se déverser complètement, qui passent leur vie entière avec un p’tit résidu… comme si un p’tit quequ’chose était resté coincé en d’dans pis les empêchaient de prendre leur envol…
Un peu plus que les autres
Un grand soir bleu qui coule
Vers le fleuve en bas qui tangue
Et moi qui penche toujours un peu
C'est un soir échappé
Parmi des milliers
Dans la grande évaporation du monde
Comme la vie est ronde
Dans nos regards culbutants
Au bout du long hiver
Je nous vois virevoltant comme des oiseaux
Avec nos ailes invisibles
Pleines d'envolées toniques
Nous
M'entendez-vous
Nous
Dans mes éclaboussures
J'éclate en mille mots qui pleurent
Qui rient qui brûlent
Je passe à travers vous
Au milieu de nulle part et au centre de tout
Je suis la rue le bruit le sang
Je coule dans les artères
De nos drôles de destins
Destin :
Il était une fois vous moi nous
Un matin corbillard
Et je suis toujours là
Aujourd'hui et à jamais
En ces mots que je nous ai tricotés
Pour un de ces soirs frileux
Si vous saviez combien je vous aime
Dans le secret de ces mots
Enfermé que je suis
Dans le silence qui nous lie
C'est un soir poreux d'avril
Comme au temps où je suis né
Dans une vieille nuit des années 50
Ma mère empêtrée dans ses douleurs
Il faisait noir très noir
C'était la nuit
C'est encore la nuit
Et C'EST un soir frileux
Mais le bruit arrive du fond des autres villes
Et le jour s'allonge un peu plus chaque instant
Et ça sent la terre
Et la foule passe à travers nous
Et les anges se faufilent
Et ça entre à pleines portes par tous les ponts
Et les hommes et les femmes et les arbres
D'un vert tendre infini
Et j'avance éternel dans les rues qui s'allument
Allégé
Né à nouveau à travers vous
Princes de ce temps






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